Alfred-Gaston-Pierre Bertrand de Puyraimond

Résumé

Alfred-Gaston-Pierre Bertrand de Puyraimond Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1878)

Poussée par le vent qui la fait fuir devant lui avec une rapidité vertigineuse, elle vogue au milieu d'une nappe blanche d'écume qui s'étend autour d'elle. Sa rapidité est telle qu'elle vole sur le sommet des lames, sans que leurs ondulations aient d'influence sur elle. L'ouragan est si fort que les hommes sont forcés de se tenir aux cordages pour ne pas être enlevés. Le navire dans sa course effrénée, avec ses lambeaux de voiles claquant
dans l'air, ses cordages échevelés par le vent, ressemble à un attelage indompté, qui la crinière en désordre dévore l'espace.
Source : Gallica

Alfred-Gaston-Pierre Bertrand de Puyraimond Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1878)

A ce cri sinistre, un morne silence se fait dans tout le navire ; on se précipite dans les passavants de bâbord pour se rendre compte de l'affreux accident. Là, un spectacle terrible s'offre à tous les yeux. Cramponné des deux mains à un filin traînant le long du bord, plongé à chaque coup de roulis dans la lame qui se brise contre le flanc du navire, pour se voir frappé violemment contre la muraille chaque fois que le bâtiment se relève, le matelot reste attaché à ce bout de corde, son dernier espoir de salut.
Source : Gallica

Alfred-Gaston-Pierre Bertrand de Puyraimond Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1878)

La dernière étincelle jetée par la fusée, en se noyant dans la mer, lui ôte tout espoir de secours ; il crie, il appelle du navire ; il n'entend rien que le bruit de la tempête et les cris des oiseaux se jouant dans l'ouragan. Il regarde le transport; le grand hunier, mis sur le mât, est orienté pour recevoir la brise, et le bâtiment s'éloigne rapidement de lui.
Source : Gallica

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