Alfred-Gaston-Pierre Bertrand de Puyraimond Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1878)

Poussée par le vent qui la fait fuir devant lui avec une rapidité vertigineuse, elle vogue au milieu d'une nappe blanche d'écume qui s'étend autour d'elle. Sa rapidité est telle qu'elle vole sur le sommet des lames, sans que leurs ondulations aient d'influence sur elle. L'ouragan est si fort que les hommes sont forcés de se tenir aux cordages pour ne pas être enlevés. Le navire dans sa course effrénée, avec ses lambeaux de voiles claquant
dans l'air, ses cordages échevelés par le vent, ressemble à un attelage indompté, qui la crinière en désordre dévore l'espace.
Source : Gallica

Alfred-Gaston-Pierre Bertrand de Puyraimond Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1878)

Mais bientôt elle se rassure ; n'a-t-elle pas sa lettre dans la main ; il est bien portant, il revient embarqué sur un bon navire, il affirme qu'il sera bientôt en France ; tout ce qu'il craint c'est d'avoir quelques jours de retard à cause du mauvais temps possible. A ces pensées son cœur se calme, ses rêves redeviennent souriants ; elle se voit déjà mère, jouissant de ce bonheur suprême de la maternité, qui, composé d'amour, de dévouement, de souffrances et de sacrifices, rejette loin de lui tous plaisirs terrestres et sensuels, et élève alors la femme au-dessus de l'humanité.
Source : Gallica

Alfred-Gaston-Pierre Bertrand de Puyraimond Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1880)

Dans un combat, ils marchent droit à l'ennemi ; à la mer, ils n'hésitent jamais à exposer leur vie en montant dans la mâture par les temps les plus affreux, pour débarrasser le navire d'un excès de voile qui pourrait lui être fatal ou réparer des avaries causées par la tempête ; dans les pays intertropicaux, quand des épidémies déciment les équipages, on ne fait jamais un vain appel à leur dévouement pour soigner les malades
Source : Gallica

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