Résumé

Alphonse Landier Notice sur Michel Lhospital, par M. Alphonse Landier… (1855)

Sa modeste maison de Vignay abrita ses vieux jours. Là son esprit oubliait, au milieu des distractions de l'étude, dans le calme des champs, tous les vains honneurs qui n'avaient été pour lui qu'un pesant fardeau ; on ne le vit jamais regretter des dignités qu'il n'aurait pu garder sans rougir; les affaires du temps sont trop corrompues pour que je m'en mêle , disait-il, en remettant les sceaux à Brulart. Au milieu des douces émotions de la famille et des joies austères du travail, un bonheur parfait eût été son partage s'il eût pu ignorer les maux de la patrie.
Source : Gallica

Alphonse Landier Notice sur Michel Lhospital, par M. Alphonse Landier… (1855)

Dans ces temps malheureux, au milieu des crises douloureuses que voit renaître chaque jour, le plus grand nombre se trouve assailli par le découragement ou pris par le doute : seules quelques natures généreuses, qui sentent en elles l'amour du bien plus grand encore que la corruption du siècle, s'animent à l'ardeur de la lutte au bruit des rumeurs populaires, et dominent l'égoïsme et l'ambition de leurs concitoyens de toute la hauteur de leur patriotisme et de leur désintéressement.
Source : Gallica

Alphonse Landier Notice sur Michel Lhospital, par M. Alphonse Landier… (1855)

Après que ces terribles scènes eurent couvert la France d'un voile de deuil, un dégoût amer mêlé d'une tristesse profonde s'empara du coeur de Lhospital : «j'ai trop vécu, écrivait-il au fils de Jean Morel, puisque j'ai vu de mes propres yeux ce que je n'aurais pu croire: un jeune prince d'un excellent caractère changer tout à coup ; et un roi doux, devenir un tyran féroce. Ce n'était point les moeurs de nos anciens rois; tout ce qui sentait l'artifice leur était odieux ; ils ne faisaient jamais la guerre qu'à force ouverte.»
Source : Gallica

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