Résumé

Désiré Gille L'Aristocrate et le prolétaire… (1849)

Le génie des révolutions a- t-il donc à sa disposition des messagers aériens? Et ces lambeaux criblés de balles ou rougis de sang qu'on promène de tous côtés pour appeler la population aux armes en semant la vengeance partout où ils passent, ne sont-ils pas les avant-coureurs d'un soudain bouleversement? Ce n'est plus une émeute, c'est une revolution ; ce n'est plus un changement de ministère, c'est un changement de régime, c'est un duel entre le peuple et la monarchie, un combat corps à corps entre la République et la royauté. L'orage est dans les airs, il n'attend que le moment d'éclater.
Source : Gallica

Désiré Gille L'Aristocrate et le prolétaire… (1849)

Ce qu'il nous faut arracher du coeur de l'homme, ce n'est pas du sang, c'est du venin, c'est la bave du démon. Ne nous y trompons pas, les causes de toutes nos discordes, la source de tous nos maux, les ennemis jurés de toutes nos félicites, sont l'orgueil, l'ambition, l'égoïsme, la jalousie et l'immoralité. Ce qu'il nous faut combattre sans pitié, c'est toutes les corruptions, toutes les démoralisations; et lorsque ces fléaux auront disparu de la terre, tous les hommes s'aimeront comme ils doivent s'aimer
Source : Gallica

Désiré Gille L'Aristocrate et le prolétaire… (1849)

Pour vous, la France est dans la majorité de la chambre des députés, qui est nommée par environ 200,000 électeurs, et, dans ces deux 200,000 électeurs, il y en à plus d'un tiers qui appartiennent à l'opposition, l'autre tiers, qui fait votre majorité, vous l'achetez et vous dites : « La nation le veut ainsi. » Mais ne parlez donc pas au nom de la nation, mais seulement de cette coterie que vous représentez. La nation, c'est cette masse de dix millions de citoyens qui, bien que payant l'impôt de leurs deniers et de leur sang, ne jouissent d'aucun droit politique
Source : Gallica

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