Résumé

Anthime Corbon Lettres politiques d'un sénateur républicain… (1876)

Votre parti, Monsieur le duc, se complaît à faire entendre qu'il en est ainsi de la France, et par le fait même de la Révolution. Et l'action de résistance qu'il exerce, il prétend la justifier par l'impérieuse nécessité de retenir, autant que possible, la société sur la pente périlleuse où l'entraînerait l'opinion révolutionnaire. Si bien qu'au lieu de jouer le rôle peu honorable d'anciens privilégiés réagissant contre de nécessaires évolutions de renaissance, vous joueriez le rôle glorieux d'un parti réagissant de toute son énergie contre un entraînement à la décadence.
Source : Gallica

Anthime Corbon Lettres politiques d'un sénateur républicain… (1876)

Voudriez-vous me contredire, Monsieur le duc, et revendiquer pour votre monde de la résistance l'honneur de ce sentiment? Alors, dites que c'est votre monde qui réclame, avant le nôtre, la diffusion des connaissances, l'enseignement primaire obligatoire aussi fort que possible, l'éducation professionnelle. Dites que c'est votre monde, en opposition plus ou moins formelle du nôtre, qui, pénétré de cet axiome : « le travail libre vaut mieux que le travail servile, » s'ingénie à relever le travailleur manuel de son infériorité sociale, professionnelle et intellectuelle.
Source : Gallica

Anthime Corbon Lettres politiques d'un sénateur républicain… (1876)

Il est donc bien exact, Monsieur le duc, que les trois éléments dont se compose le parti de la résistance, s'ils tendent chacun à un but particulier, professent nécessairement la même doctrine politique, doctrine absolument négative du droit des peuples, par laquelle on s'attribue tous les droits possibles contre les peuples, et qui a été celle de tous les oppresseurs des nations. Elle n'est pas fort dangereuse, à la vérité, régnant sur vos consciences, parce que vous êtes un composé d'éléments disparates, se faisant réciproquement obstacle.
Source : Gallica

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