Résumé

Antoine d' Abbadie Géodésie d'une partie de la haute Ethiopie (1861)

Pressé par le temps inexorable, inquiété par des dangers imminents, il saisira au vol les instants qu'il pourra mettre à profit pour enrichir la page de l'avoir dans ses manuscrits à double tenue, et, bien à regret, il quittera
tel point fait pour des observations géodésiques, sans pouvoir biffer une ligne du doit.
Il ne faut pas s'imaginer qu'un bon instrument est tout ce qu'il faut pour observer en Ethiopie, une fois qu'on est parvenu à pénétrer dans ces pays.
Source : Gallica

Antoine d' Abbadie Géodésie d'une partie de la haute Ethiopie (1861)

Il est clair, d'abord, que dans une entreprise aussi aventureuse, aussi sujette au hasard, auxiliaire capricieux et perfide, aussi semée enfin de situations imprévues et embarrassantes, que l'est un voyage en Abyssinie, les observations ne se feront pas à la manière ordinaire, en usage dans nos contrées policées. Le voyageur devra planter son ait-azimut ou son hypsomètre dans toutes les stations qu'il trouve fortuitement à l'abri de la foule curieuse et souvent ombrageuse, des bêtes fauves peu respectueuses pour la science, et enfin des injures du temps
Source : Gallica

Antoine d' Abbadie Géodésie d'une partie de la haute Ethiopie (1861)

Il est donc très-important de connaître une méthode de calcul qui donne la latitude sans l'aide du chronomètre ; d'autant plus qu'on n'est jamais sûr de conserver sa montre, instrument si facile à déranger et dont on peut même se voir passagèrement privé. Cette méthode se trouve exposée à la page 46 de la Géodésie d'Éthiopie.
Nous avons maintenant indiqué les trois premiers éléments principaux qu'il faut rassembler en profitant des occasions d'observer le ciel ou la terre ; l'état du chronomètre, des latitudes, et des gisements, combinés avec les distances zénitales des signaux.
Source : Gallica

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