d’Alembert, Mallet, Le Blond, Diderot

Résumé

d’Alembert, Mallet, Le Blond, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

Ici l’équateur sera la limite de la projection ; le pole de la terre se représentera ou se projettera au centre ; les méridiens de la terre seront représentés par des lignes droites qui iront du centre de l’équateur ou du pole de la carte, à tous les points de l’équateur ; les paralleles de latitude formeront de petits cercles, dont les centres seront le centre même de l’équateur ou de la projection.
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d’Alembert, Mallet, Le Blond, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

Les cartes rectilignes sont celles où les méridiens & les paralleles sont tout-à-la-fois représentés par des droites, ce qui est réellement impossible par les lois de la perspective, parce qu’on ne peut point assigner de position pour l’œil & le plan de projection, telle, que les cercles de longitude & de latitude deviennent tous-à-la-fois des lignes droites.
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d’Alembert, Mallet, Le Blond, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

Leurs défauts sont, 1°. que puisque tous les méridiens se rencontrent en effet dans les poles, il est absurde de les représenter, sur-tout dans de grandes cartes, par des droites paralleles ; 2°. que les cartes planes représentent les degrés des différens paralleles égaux à ceux de l’équateur, & par conséquent les distances des lieux de l’est à l’ouest, plus grandes qu’elles ne sont ; 3°. que dans une carte plane, le vaisseau paroît, tant qu’on garde le même rhumb de vent, faire voile dans un grand cercle du globe, ce qui est pourtant très-faux.
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