Résumé

Portrait de Auguste Comte Auguste Comte Lettre à M. Miguel Lemos et à tous ceux que réunit autour de lui l'amour de l'Humanité… (1887)

« Nous sommes de pauvres religieux, étrangers à la politique... Nous se pouvons accepter aucune ligue qui n'aurait pas pour objet direct le triomphe du nom de Jésus. Nous savons que l'ordre européen peut être gravement troublé ; mais nous n'y pouvons rien, que de nous faire massacrer au nom de Jésus. Soyons amis, mais en agissant chacun de notre côté. » Vous voyez que le positivisme est désormais dépourvu de toute concurrence réelle dans la réorganisation intellectuelle et morale de l'Occident.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Comte Auguste Comte Lettre à M. Miguel Lemos et à tous ceux que réunit autour de lui l'amour de l'Humanité… (1887)

Telle est la dernière phase qu'une judicieuse appréciation de la marche de l'évolution humaine permet à la philosophie d'assigner au catholicisme avant qu'il vienne se fondre dans le positivisme, où tout véritable penseur verra sa systématisation finale. C'est la grande question posée par saint Paul, de l'opposition de la nature à la grâce, qui reçoit de nos jours une solution définitive dans le dogme de l'Humanité.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Comte Auguste Comte Lettre à M. Miguel Lemos et à tous ceux que réunit autour de lui l'amour de l'Humanité… (1887)

C'est elle, en effet, qui fournit à nos sentiments un aliment et un stimulant sans lesquels ils risqueraient fort de défaillir. Le catholicisme, souvent contenu dans ses plus nobles aspirations par les exigences de son dogme, dut refuser à la nature humaine les sentiments bienveillants. Il fit de ces précieux mobiles un don de Dieu, une grâce spéciale, qu'il accordait à ses élus, en arrivant à la vie. Tout dogme monothéique, chrétien, juif ou musulman, vu la nécessité de maintenir la prescience divine, mène directement au fatalisme.
Source : Gallica

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