Georges Audiffrent

Résumé

Georges Audiffrent Paris et la situation (1883)

Il n'est pas un savant, pas un artiste qui voule s'en passer. Malgré les haines, aristocratiques ou bourgeoises, déchaînées contre Paris sa sanction est, en effet, partout recherchée. Si le vide qu'on a voulu faire autour d'elle, si une regrettable politique, si nos déchirements intérieurs semblent avoir fait déchoir la noble cité de sa mission séculaire, pour ceux, à qui une science supérieure permet de suivre au milieu de l'anarchie présente la marche des événements, elle ne reste pas moins toujours placée à la tête du mouvement occidental.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Paris et la situation (1883)

Si nous avons pu montrer précédemment quel sort fut toujours réservé en France à toute assemblée délibérante, un enseignement non moins important peut encore découler de la succincte exposition que nous venons de faire d'un passé que le philosophe et l'homme d'Etat ne sauraient trop étudier : c'est que pendant toute la longue période qui s'est écoulée du moyen-âge jusqu'à nous, le gouvernement s'est en quelque sorte presque toujours incarné en un homme. Quand cet homme a manqué à la situation, l'anarchie et toutes ses suites n'ont jamais manqué de prévaloir.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Paris et la situation (1883)

Si tout citoyen romain pouvait participer à l'élection des autorités civiles ou militaires, c'était à Rome, dans les comices qui s'y tenaient, que devait avoir lieu le vote. Une telle prescription revenait à déclarer implicitement que nul, pour prendre part aux fonctions publiques, n'était dispensé d'une éducation politique, qui, sous la grande République, n'était possible qu'à Rome. De nos jours comme alors, quelque valeur qu'on accorde à un citoyen, il ne pourra acquérir la préparation politique, que réclame la qualité d'électeur, que là où les grandes questions se posent et s'agitent.
Source : Gallica

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