Résumé

Georges Audiffrent A Propos du centenaire de la naissance d'un maître vénéré… (1898)

La ligue religieuse que vous avez projetée, vénéré Maître, ne peut être au fond que la ligue de la nécessité sociale. Le débordement de l'anarchie le fera sentir de plus en plus. Elle s'imposera donc un jour, comme toutes les choses qui arrivent en leur temps, quelque chimérique qu'elle ait pu paraître encore à la plupart de vos disciples et surtout à celui qu'un funeste entraînement a placé à leur tète.
La société positiviste telle que vous l'avez laissée, vénéré Maître, aurait eu certes une belle mission à remplir. Votre disciple a cherché vainement à la relever.
Source : Gallica

Georges Audiffrent A Propos du centenaire de la naissance d'un maître vénéré… (1898)

Cet austère philosophe, votre disciple ose le dire, était l'homme le plus tendre. Nulle femme ne l'eut méconnu. Une sainte affection vint réchauffer votre coeur avide d'émotions. Elle vous associa à celle qui devait donner une nouvelle impulsion à votre existence. Une communauté d'infortunes présida à votre union à celle dont la mort même ne put vous séparer. A elle vous avez dédié la grande oeuvre qui du philosophe faisait un novateur religieux.
Source : Gallica

Georges Audiffrent A Propos du centenaire de la naissance d'un maître vénéré… (1898)

Est-ce vainement, vénéré Maître, que vous avez à cet effet compté sur le concours de la puissante compagnie, qui a arrêté, jusqu'à ce jour, la dispersion des églises nationales? Autant que tous les partis, sinon davantage, elle a besoin de la liberté spirituelle. Le relèvement de la dignité du sacerdoce la réclame plus que jamais. Les évêques concordataires, issus d'un régime, qui avant tout a cherché à s'assurer de leur concours, ont perdu tout crédit auprès de leurs ouailles et du clergé régulier. La suppression du budget théologique ne peut donc trouver aucune opposition de ce côté.
Source : Gallica

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