Résumé

Bon de Satgé Lettres [du baron de Satgé] à S. M. Louis XVIII. -… (1830)

Vous devez à M. de Satgé plus que la vie ; sans lui, il y a long-temps que vous seriez couvert de honte, de confusion, et rejeté hors de la France. Pour cela, il fallait moins que la brochure du général Dumouriez, qui, sans M. de Satgé, serait connue de tout le monde. Ne croyez pas qu'elle soit un libelle, un pamphlet, une satire ; c'est un coup de poignard à chaque mot, c'est la foudre à chaque ligne; elle vous écrase au point que, publiée, vous n'oserez plus paraître en public, pas même aux yeux de votre famille.
Source : Gallica

Bon de Satgé Lettres [du baron de Satgé] à S. M. Louis XVIII. -… (1830)

De tant d'écrivains et de publicistes qui ont sapé le ministère déplorable qui a pesé sur nous pendant si long-temps , nul, sans doute , n'a parlé avec plus d'énergie que M. le baron de Satgé. Il dit au Roi : Sire, le plus beau des sentimens est la reconnaissance; je la cherche dans Votre Majesté et ne la trouve pas. A qui la faute? à vos ministres.
S'il parle de Villèle, il s'écrie : C'est un polisson, le plus fourbe et le plus imposteur des hommes. La rapine le console de l'infamie.
Source : Gallica

Bon de Satgé Lettres [du baron de Satgé] à S. M. Louis XVIII. -… (1830)

Le baron de SATGÉ.
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A LOUIS XVIII.
Pamiers, 10 Juin 1824.
SIRE,
Un bon Roi n'a qu'une parole : vous me, l'avez; donnée, vous devez la remplir. Y manquer, serait un acte que ma qualité de sujet m'empêche de qualifier.
Je sais qu'il m'est interdit de plaider contre Votre Majesté ; si pourtant cette lettre, qui est ma douzième, n'obtenait de vos Ministres qu'un silence déloyal, vous n'en recevriez plus de ma part. Mais dans les. grands dénis de justice, il est un arbitre auquel on ne s'adresse jamais en vain, c'est le public.
Source : Gallica

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