Résumé

Bourbonne-les-Bains. Lettre d'un baigneur (1850)

Ce qu'il faut voir enlin à l'époque des récoltes, c'est l'animation de toute cette campagne, c'est l'ardeur du travail auquel ne suffit plus la population ouvrière de Bourbonne. Alors accourent des villages voisins des bandes de faucheurs et de moissonneurs ; et, mieux encore, les soldats de l'hôpital les plus valides, heureux de tout ce qui leur rappelle les habitudes, les travaux de leurs jeunes années, les champs qu'ils ont quittés.
Source : Gallica

Bourbonne-les-Bains. Lettre d'un baigneur (1850)

Vous n'y serez pas émerveillé au même point de la propreté des rues, et vous pourrez regretter parfois que le macadam ou le pavé n'y présente pas au pied souvent mal assuré du baigneur une surface plus ferme et plus unie. Vous remarquerez enfin que plus les rues s'éloignent du quartier des bains, plus elles semblent reprendre les habitudes du village ; ainsi, vous ne manquerez pas d'y rencontrer, ici un charriot, là un tas de bois, plus loin (sous votre respect) , un fumier, et tout cela, il faut en convenir, n'est pas plus réjouissant à la vue que commode pour la circulation.
Source : Gallica

Bourbonne-les-Bains. Lettre d'un baigneur (1850)

Ou plutôt n'est-oe pas un bien de trouver à Bourbonne ce pêle-mêle de la ville et de la campagne qui ne ressemble à rien de ce que nous connaissons? On ne voit plus guère aujourd'hui dans nos beaux jardins de ces droites et larges allées qui faisaient l'admiration de nos bons ayeux ; on leur préfère les détours capricieux du sentier fuyant sous l'ombrage, les rencontres fortuites , les accidents , les surprises enlin.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature