Charles Depéret

Charles Depéret

Résumé

Portrait de Charles Depéret Charles Depéret La Revue du Mois

Il y a lieu sans doute d’espérer de ce côté des révélations importantes sur les ancêtres des animaux cambriens et précambriens, surtout si quelque réchauffement passager de l’atmosphère terrestre, quelque phase interglaciaire comme celles qui se sont produites à plusieurs reprises au cours des temps quaternaires, venait déblayer momentanément les continents polaires de leur manteau de glace et soulever pour nous un coin du voile qui nous dérobe encore le mystère de l’apparition de la vie sur le globe.
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Ces terres désolées présentent depuis les temps les plus reculés de la vie du globe un caractère de stabilité et de rigidité des plus remarquables, faisant contraste avec la mobilité et la moindre résistance de la croûte terrestre dans les régions tempérées et équatoriales. C’est donc dans le voisinage des pôles que les plus anciens sédiments ont pu échapper peut-être en partie au métamorphisme, grâce à leur incorporation rapide aux continents et à l’absence d’une lourde couverture de dépôts plus modernes.
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Les couches contemporaines de la faune primordiale existent bien en Angleterre, où Sedgwick les avait désignées dès 1835 sous le nom de terrain Cambrien, tiré de l’ancienne dénomination romaine du Pays de Galles. Mais ces assises de grès et de schistes, inférieures au Silurien, n’avaient point encore livré de débris organiques et étaient désignées par les géologues anglais comme une graüwacke stérile. Au contraire Barrande a découvert dans les couches cambriennes de Bohême un monde d’animaux marins tout différent du monde silurien.
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