Paul Pallary

Résumé

Paul Pallary L'abri Alain, près d'Oran (1934)

Nous avons trouvé, tant à Oran qu'à la Mouïllah, non seulement dans le gisement Alain, mais encore dans les cavernes néolithiques, de nombreuses matières colorantes : fer oligiste, hématites, ocres, argiles, et l'on peut se demander quel emploi les arborigènes faisaient de ces matières ?
Si l'on s'en rapporte à l'ethnographie africaine, nous voyons qu'un grand nombre de tribus nègres se servent d'ocre rouge pour s'enduire le corps.
Source : Gallica

Paul Pallary L'abri Alain, près d'Oran (1934)

D'ailleurs, le fait de n'avoir jamais trouvé d'outils pédonculés dans le niveau inférieur des cavernes ni dans les escargotières était suffisant pour combattre l'opinion de mes contradicteurs. On n'a jamais trouvé ces outils qu'à la surface des escargotières, et bien souvent ils ont été taillés aux dépens des instruments gétuliens ! Cela, personne ne peut le contester. Donc la question paraît bien résolue maintenant : l'outillage grossier à outils pédonculés est contemporain de l'Ibéro-maurusien, c'est-à-dire de la fin du Paléolithique nord-africain.
Source : Gallica

Paul Pallary L'abri Alain, près d'Oran (1934)

Il en est donc résulté une couche terreuse sur laquelle se sont installés les troglodytes oranais. Puis, au fur et à mesure de l'occupation, il s'est formé une couche d'humus et de cendres qui s'est mélangée d'abord à cette terre jaune, puis, en augmentant d'épaisseur, est devenue à la fin entièrement noire à la partie supérieure.
Si les conditions primitives du dépôt avaient été respectées, c'est-à-dire si la caverne avait subsisté dans son intégrité, il est certain que nous aurions entrepris les fouilles en allant de l'entrée vers le fond.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature