Résumé

Charles Rabou Les petits bourgeois, scènes de la vie parisienne… (1855)

Laissez-moi donc tranquille ! répondit Flavie, je sais bien ce que cette petite sotte a
dans l'âme, et votre mariage ne se fera que trop.
– Mais est-ce pour moi que je le fais ? dit la Peyrade ; n'est-ce pas une nécessité que je subis en vue d'assurer notre avenir à tous ?
Allons ! voyons, maintenant vous voilà avec des larmes dans les yeux. Je vous laisse, vous n'êtes pas raisonnable ; que diable ! comme dit ce Prudhomme de Phellion père, qui veut la fin veut les moyens !
Et il se rapprocha d'un groupe formé par Céleste, madame Thuillier, madame de Godollo, Colleville et Phellion.
Source : Gallica

Charles Rabou Les petits bourgeois, scènes de la vie parisienne… (1855)

Il est certain, dit madame Phellion, que Céleste est un ange de douceur.
– . Quant à M. Félix, j'ose m'y intéresser, d'abord parce qu'il est pour moi le digne fils du plus vertueux des pères...
– Madame, de grâce ! dit Phellion en saluant derechef.
– Mais il se recommande aussi pour moi par cette gaucherie de l'amour vrai, qui éclate dans toutes ses actions et dans toutes ses paroles. Nous autres femmes nous trouvons un
charme inexprimable à voir la passion sous une forme qui ne nous menace ni de déceptions ni de mécomptes.
Source : Gallica

Charles Rabou Les petits bourgeois, scènes de la vie parisienne… (1855)

Madame, dit-il, l'expression vulgaire, faire une fin, résume cette situation où, après avoir longtemps combattu, un homme, à bout de ses efforts et de ses illusions, fait un compromis tel quel avec son avenir. Or, quand cette fin se présente sous la forme d'une jeune fille ayant plus de vertu, j'en conviens, que de beauté, mais apportant à son mari la fortune indispensable au bien-être de toute association conjugale, quoi d'étonnant que le coeur se laisse prendre par la reconnaissance et qu'il accueille la vraisemblance du paisible bonheur qui semble s'offrir à lui ?
Source : Gallica

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