Résumé

Delacroix Le Décalogue : à mes enfants, à la jeunesse (1875)

Tout vous le prouve, enfants, ce Créateur existe, C'est le Dieu tout-puissant, c'est le sublime artiste Qui du chaos tira le splendide univers Et prépara pour nous les célestes concerts.
Aimez-le tendrement et que jamais votre âme N'adore d'autre Dieu que ce Dieu qui l'enflamme ; Vous lui devez la vie et sur vous chaque jour Il verse les trésors de son immense amour.
A genoux donc, enfants, et que nos voix unies, Ajoutant leurs accents aux saintes harmonies, Montent vers l'Eternel et proclament sa loi,
Qui prescrit la vertu, la sagesse et la foi.
Source : Gallica

Delacroix Le Décalogue : à mes enfants, à la jeunesse (1875)

Si Dieu, contre Caïn se montra si sévère, C'est qu'il ne voulut pas que l'aveugle colère Put attaquer son œuvre et priver d'un seul jour, L'être qu'il anima du feu de son amour.
Lorsque Dieu nous créa, sa Sagesse profonde Voulant perpétuer notre espèce en ce monde A lui seul réserva le pouvoir souverain, De limiter la course en bornant le chemin.
Source : Gallica

Delacroix Le Décalogue : à mes enfants, à la jeunesse (1875)

C'est l'éducation qui chez lui déracine, Le penchant qu'en naissant il a pour la rapine ; C'est la religion qui lui fait un devoir De respecter le bien qu'un autre peut avoir.
Heureux, trois fois heureux, celui dont la naissance Au foyer paternel rencontre l'innocence, Celui dont la famille, à ses pas incertains, Dès l'aube de ses jours, montre les droits chemins.
Secourons, mes amis, celui que la misère Vient élreindre en naissant sur le sein de sa mère, Celui qui grandissant, sans état et sans pain Eprouve l'aiguillon du froid et de la faim.
Source : Gallica

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