Résumé

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Pour le babysme, Dieu est un en ce sens qu’il n’y a pas deux puissances divines étrangères l’une à l’autre ; cette unité est substantielle et compréhensive ; elle tend essentiellement à sortir d’elle-même, à se répandre, à se communiquer, à produire. Créer, pour le dieu sémitique, c’est faire acte de souveraineté et de bon plaisir ; pour le dieu babyste, c’est vivre et donner la vie : le premier crée parce qu’il veut ; le second parce qu’on ne peut le concevoir autrement que vivant et agissant. « Dieu, dit le Bab est l’unité primitive, d’où émane l’unité supputée »
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Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

De son côté, Dieu tend à ramener à lui les parties de lui-même qu’il en a momentanément écartées ; de là des rapports ininterrompus entre le créateur et la créature, un courant sympathique qui va de l’un à l’autre ; de là, la révélation, la prophétie.
On voit que la théorie du mal nous conduit à celle des rapports de Dieu avec l’homme, à celle de la religion proprement dite. La nature, éloignée de Dieu, ignorante et oublieuse de l’unité primitive, appelle à son secours la science divine ; Dieu lui dispense cette science avec les précautions qu’exige sa faiblesse.
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L’Asie n’a jamais fait de politique proprement dite, parce qu’elle n’a jamais conçu, en dehors de la religion, de la forme religieuse des sociétés, que le pur despotisme, parce que la pensée des asiatiques est complètement étrangère à l’idée d’un ordre politique et civil distinct de l’ordre religieux. Il ne faut pas demander au babysme cette idée de la distinction des deux puissances temporelle et spirituelle, qui est née dans un pays conquis par les armes romaines, soumis à l’administration romaine, et qui s’est développée et réalisée, non sans luttes, sur le sol européen.
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