Résumé

Georges Audiffrent La Liberté spirituelle, par le Dr G. Audiffrent… (1895)

L'homme féodal dans sa plénitude de foi, se crut toujours libre dans l'expression de ses pensées et dans la pratique des actes d'une existence que remplissait le sentiment du devoir. La soumission, comme le dira plus tard Auguste Comte, resta pour lui la base du perfectionnement. Mais le régime auquel les temps modernes durent leur sentimentalité, si différente de la sentimentalité antique, ce régime qui créa enfin la femme, portait en son sein des germes de dissolution. Nous lui devons la pleine séparation, du spirituel d'avec le temporel, que ne connut point l'antiquité.
Source : Gallica

Georges Audiffrent La Liberté spirituelle, par le Dr G. Audiffrent… (1895)

Journalistes et financiers, produits les uns et les autres de la situation parlementaire, vivant des mêmes expédients, mettant la société tout entière en coupe réglée, devaient finalement s'entendre sous un tel régime, plus funeste à la vraie liberté que les plus oppressives institutions du passé. On allait jadis à la Bastille, mais avant d'y entrer on avait pu se faire entendre. On peut aujourd'hui écrire, parler même, mais c'est pour étouffer tout ce qui peut être dit de bon ou pour propager les plus dangereux sophismes.
Source : Gallica

Georges Audiffrent La Liberté spirituelle, par le Dr G. Audiffrent… (1895)

Si la révolution moderne s'est accusée au XIVe siècle par l'altération de la grande institution du moyen-âge, la division des deux pouvoirs, elle ne s'acheminera désormais vers son extinction définitive que lorsque l'état, mieux inspiré qu'il ne l'a été jusqu'ici, se décidera à consacrer définitivement la séparation du spirituel d'avec le teniporel. Nous avons montré les caractères de la vraie liberté; elle implique toujours, avons-nous dit, une doctrine dirigeante volontairement acceptée, affranchie de tous les sophismes de la vieille métaphysique.
Source : Gallica

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