Résumé

Georges Audiffrent Lettre sur le divorce, par le docteur Audiffrent… (1879)

Y est-on, somme toute, moins honnête qu'en France? Laissez grandir cet enfant, disait de Maistre, à propos des Etats-Unis d'Amérique, qu'on lui donnait comme le type le plus parfait de gouvernement. L'enfant a grandi et vous connaissez ses gentillesses. Quand la France sera gagnée au divorce, et après elle: l'Italie, l'Espagne et ce qui reste encore de pays nominalement catholique, quand ces barrières seront tombées, qu'adviendra-t-il de la famille, considérée comme élément social, et de l'enfance?. C'est ce que l'avenir nous apprendra.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Lettre sur le divorce, par le docteur Audiffrent… (1879)

Depuis que la Révolution moderne, et il faut remonter bien loin pour en trouver l'origine, a fait prévaloir l'intérêt personnel sur l'intérêt collectif, et détruit tout ce qui restait des vieilles traditions, le catholicisme s'est vu condamné à une éternelle protestation, ne pouvant ni convaincre ni entraîner. Une société qui n'admet des antécédents que pour les conspuer, dont l'avenir ne s'étend pas au-delà de la génération qui la talonne, ne pouvait évidemment admettre que l'individu eût à accepter dans l'intérêt de tous le sort qu'il n'a pas mérité.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Lettre sur le divorce, par le docteur Audiffrent… (1879)

Le sacerdoce catholique, plein de ses traditions, pourvu d'une profonde connaissance de la nature humaine, ne pouvait un seul instant hésiter à repousser la loi du divorce. Mais il se trouve encore réduit pour consacrer l'indissolubilité du mariage, à invoquer les puérilités d'un dogme épuisé, à compromettre le fondsous la forme.
Il n'y a qu'une théorie rationnelle de la famille et du lien conjugal qui puisse triompher des sophismes dirigés contre ces deux institutions.
Le catholicisme est impuissant à la formuler.
Source : Gallica

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