Résumé

E. Bigeon Pierre Dufresne : une famille de cultivateurs chrétiens (1891)

Cependant ne croyez pas que M. Dufresne ne connut jamais que le bonheur et le succès. Père d'une nombreuse famille, la mort vint souvent frapper à sa porte.
Il se remettait chaque fois plus assidûment encore au travail, et quand il lui arriva de perdre la compagne de son foyer, la mère de ses enfants, il supporta en chrétien ce dernier deuil. Mais on peut dire qu'alors sa tâche était terminée.
Tâche admirable, si l'on songe à ses conséquences qui sont les conséquences de l'exemple. On peut dire, en effet, que si la culture a progressé dans notre contrée, c'est à l'imitation de M. Dufresne.
Source : Gallica

E. Bigeon Pierre Dufresne : une famille de cultivateurs chrétiens (1891)

« Nous voulions la donner au bon Dieu, il la prend plus vite qu'on espérait ; il est le maître, lui, que sa volonté soit faite. »
M. et Mme Dufresne étaient ainsi parfaitement convaincus que leurs enfants appartenaient plus à Dieu qu'à eux-mêmes.
L'un d'eux disait dernièrement, en parlant lui-même de ses propres enfants : « J'aimerais mieux les voir mourir ayant pour elles la probité, la vertu et l'àme pure, que de les voir riches, instruites et repréhensibles dans leur foi. »
Source : Gallica

E. Bigeon Pierre Dufresne : une famille de cultivateurs chrétiens (1891)

C'est là que l'attendait le succès ; en augmentant la masse de nourriture pour son bétail, il augmenta ses engrais, ses récoltes devinrent chaque année plus abondantes ; maintenant les granges sont toujours trop petites, et les meules de grains qu'il est obligé de faire prouvent que le succès a couronné ses efforts. On peut dire aujourd'hui que la ferme du Ménil est en aussi bon état qu'elle était en mauvais état lorsque M. Dufresne l'a prise.
Source : Gallica

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