Eugène Duplessy

Résumé

Eugène Duplessy L'or qui hésite. (1916)

La première, c'est qu'en confiant son or à la France et en lui prêtant ses billets, on travaille à la Victoire, on la rapproche nécessairement.
Chaque versement d'or avance l'heure qui sonnera la fin des hostilités; chaque souscription aux Bons ou aux Obligations de la Défense Nationale produit un semblable résultat.
Or, rendre la bataille moins longue, c'est sauver des vies humaines. Vous, mère inquiète, que je viens de voir, aux guichets de la Banque, verser votre or et acheter ensuite des bons, vous avez peut-être avancé d'un quart, d'heure la fin de la guerre.
Source : Gallica

Eugène Duplessy L'or qui hésite. (1916)

Il est si solide, notre billet de banque, qu'en Belgique, aujourd'hui, les Allemands le préfèrent à leurs billets à eux!
C'est parce qu'il y a de l'or en Banque que l'étranger nous fait crédit. Nous avons payé en or un demi-milliard de fournitures : ai-je besoin de vous dire que nous en avons reçu pour beaucoup plus!
C'est parce qu'il y a de l'or en Banque que nos emprunts sont aussi facilement souscrits : on a confiance dans un peuple qui sait aussi bien épargner que le nôtre!
Vous le voyez, l'or en Banque n'est pas de l'or stagnant.
Source : Gallica

Eugène Duplessy L'or qui hésite. (1916)

La France appelle l'or, la France appelle les billets: mais l'or et les billets appellent la Victoire.
C'est une des conditions de la guerre, qu'on ne se bat pas seulement à coups d'épée, à coups de fusil ni à coups de canon, mais qu'on se bat aussi à coups de pièces d'or et d'argent. Ce n'est pas d'aujourd'hui que date le proverbe : « L'argent est le nerf de la guerre. »
Mais si cela a été vrai de tout temps, combien est-ce plus vrai maintenant! C'est la nation tout entière qui se bat, ce sont tous les hommes valides qu'il faut nourrir, habiller, munir.
Source : Gallica

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