Résumé

Eusèbe Salverte Un député doit-il accepter des places… (1820)

Entouré des regards du peuple, le Gouvernement est placé sous la surveillance de l'opinion publique, dont mille échos répètent les arrêts, et qui se prononce chaque année dans les élections, où vote une masse si considérable de citoyens. La surveillance du conseil représentatif ne peut d'ailleurs être ralentie par l'influence des places auxquelles nomme le gouvernement. Le nombre en est trop borné.
Le salaire des places est nul ou tellement modique, qu'il ne tentera jamais la cupidité. Celui qui les recherche ne s'expose donc point au danger de la corruption pécuniaire.
Source : Gallica

Eusèbe Salverte Un député doit-il accepter des places… (1820)

Quelques écrivains ont avancé, dans ces derniers temps, que les fonctionnaires appelés à voter comme électeurs ou comme députés, ne doivent suivre d'autre règle que l'impulsion du gouvernement : c'est supposer et que les ministres sont infaillibles et que le fonctionnaire nommé par eux croit à leur infaillibilité aussi pleinement que le plus zélé ultramontain croit à celle du souverain-pontife. L'homme qui, suivant cette doctrine, s'engagerait à une docilité aveugle, renoncerait à sa probité non moins qu'à ses lumières.
Source : Gallica

Eusèbe Salverte Un député doit-il accepter des places… (1820)

Il est une conséquence simple et nécessaire de la grandeur physique et politique de la France, de l'importance des fonctions publiques ; de la nécessité de les salarier richement, et de la prérogative dévolue à un gouvernement monarchique d'en régler les nominations, l'avancement et les destitutions. Il a pour but d'offrir une double garantie au peuple et au trône : au peuple, contre le penchant naturel qu'ont les hommes en place à faire prévaloir leur opinion, et à étendre leur puissance ; au trône, contre l'oligarchie dont l'environnerait tôt ou tard une réunion de députés fonctionnaires.
Source : Gallica

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