Résumé

F.-H. Didon Revue des Deux Mondes

DANS UNE VIE DE JÉSUS-CHRIST [1] Jésus-Christ est le grand nom de l’histoire. Il en est d’autres pour lesquels on meurt : il est le seul qu’on adore à travers tous les peuples, toutes les races, tous les temps.
Celui qui le porte est connu de la terre entière. Jusque chez les sauvages, dans les tribus dégénérées de l’espèce humaine, des apôtres, sans se lasser jamais, viennent annoncer qu’il est mort sur une croix; et le rebut de l’humanité peut être sauvé en l’aimant. Les indifférens, dans le monde moderne, reconnaissent que nul n’a été meilleur pour les petits et les misérables.
Source : Wikisource

F.-H. Didon Revue des Deux Mondes

Nulle critique, nulle exégèse, nul système, nulle incrédulité n’aura raison de cette œuvre colossale ; mais Dieu se plaît, dans ses rapports avec l’homme, à confondre la vaine sagesse qui se prévaut contre lui et à dédaigner cette culture qui, sous le nom de science et de philosophie, s’acharne à démolir son œuvre. L’œuvre subsiste, impassible et grandissante, étonnant ceux qui se brisent contre elle et ralliant à sa lumière les simples, les souffrans, les humbles, et même les grands esprits, pour peu qu’ils renoncent à mesurer Dieu et s’appliquent à l’aimer.
Source : Wikisource

F.-H. Didon Revue des Deux Mondes

Jésus, tel que le révèle saint Jean, n’est pas plus un philosophe que le Jésus des trois premiers Évangiles. Il ne vient pas démontrer la vérité par des raisonnemens ni exposer un système religieux. Sa parole est l’expression pleine, vivante, adéquate de ce qui est ; la loi morale, c’est sa volonté et son esprit ; Dieu, pour lui, c’est l’Être vivant, aimant, tout-puissant, le Père ; il en traduit en langue humaine, non pas la conception intérieure qu’il s’en fait par une vue systématique, mais la réalité dont il a la perception immédiate.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature