Fédor Dostoïevski

Fédor Dostoïevski

Résumé

Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Le Joueur, Les Nuits blanches

Alexis Ivanovitch, mets deux louis d’or à la fois, autrement nous ne gagnerions rien, même si le zéro sortait.
— Babouschka !
— Mets ! mets ! Ce n’est pas ton argent !
Je mis les deux louis. La petite boule roula longtemps et enfin se mit à sauter plus doucement sur les rayons ; la babouschka était comme hypnotisée et serrait ma main. Tout à coup, boum !
— Zéro ! cria le croupier.
— Tu vois ! Tu vois ! dit vivement la babouschka toute rayonnante. C’est Dieu lui-même qui m’a donné l’idée de mettre deux louis. Combien vais-je avoir ? Pourquoi ne me donne-t-il pas d’argent ? Potapitch !
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Le Joueur, Les Nuits blanches

Je veux voir, moi aussi, ce que c’est que cette roulette, et dès aujourd’hui. Voyons, Praskovia, raconte-moi ce qu’il y a à voir, et toi aussi, Alexis Ivanovitch. Et toi, Potapitch, note bien tous les endroits où il faut aller.
— Il y a, tout près d’ici, les ruines d’un château, répondit Paulina, puis il y a le Schlagenberg.
— Qu’est-ce que c’est, ce Schlagenberg ? Une forêt ?
— Non, une montagne.
À ce moment, Fédossia vint présenter à la babouschka les enfants du général.
— Oh ! pas d’embrassades ! Tous les enfants ont la morve au nez ! Et toi, Fédossia, que deviens-tu ?
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Le Joueur, Les Nuits blanches

La Révolution a partagé l’héritage de la noblesse au plus grand nombre. Il n’y a pas aujourd’hui si banal petit Français qui n’ait des manières, de la tenue, un langage et même des pensées comme il faut, sans que ni son esprit ni son cœur y aient aucune part. Il a acquis tout cela par hérédité. Or il est peut-être par lui-même vil parmi les plus vils. Eh bien ! monsieur Astley, apprenez qu’il n’y a pas au monde d’être plus confiant, plus intelligent et plus naïf qu’une jeune fille russe.
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