Adolphe Belot,
Une Lune de miel à Monte-Carle
(1887)
“ Comme si toutes ces jouissances ne lui suffisaient pas , le marquis de Magny en éprouve une autre : celle de se trouver à cette petite table , tout près , tout près de Madeleine , la frôlant presque , par instants , sans le vouloir , de la main , du coude et du genou . Sa voisine n' a jamais été si jolie : la chaleur anime son teint , le champagne fait étinceler ses yeux , le plaisir qu' elle trouve elle-même dans ce milieu auquel elle n' est pas habituée , les petites jouissances matérielles qu' elle goûte , rendent son sourire plus sensuel , ses lèvres plus rouges et plus humides . ”
