Georges Turpin

Résumé

Georges Turpin,  Jacque Renault (1950)

“ D'autres peintres peuvent jouer avec des tonalités tendres, avec des coloris subtils, assembler des nuances comme un tapissier des Gobelins, faire chanter un petit rose dans des verdures printanières lavées par la pluie, et d'autant plus fraîches, lui, Jacques Renault, ne le saurait pas, ne le pourrait pas. Il ne voit que des maisons sans joie, qui se dessinent avec netteté sur des ciels salis par les fumées de la grand'ville, que des rues désertes où le passant force le pas le long de palissades sinistres, que des bicoques où l'on ne sait au juste quelle humanité y vit et s'y repeuple. ”
Source : Gallica

Georges Turpin,  Jacque Renault (1950)

“ L'Océan les découpe, l'écume cravache leurs roches et les cravate d'argent. Aucun paysage n'est plus proche de son état d'âme. La solitude de leurs grèves annonce le drame comme le vent qui s'élève fait prévoir la tempête. Les îliennes, dans leurs robes noires que plaque le vent du large sur leurs formes pour mieux les transformer en statues — souvent en statues du désespoir — sont aussi farouches que les filles de Bohème échouées avec leurs roulottes entre Romainville et Saint-Ouen, sur l'emplacement des anciennes fortifications de Paris.
Mais Jacques Renault a besoin de détente.
”
Source : Gallica

Georges Turpin,  Jacque Renault (1950)

“ Lui, Jacques Renault, dédaignera tous ces charmes. Peut-être ne les découvrira-t-il même pas ? Non parce qu'il y est insensible. Un troène qui verdit derrière la grille d'un pavillon l'intéresse autant qu'il peut intéresser Quizet. Il sait la poésie populaire que peut faire sourdre une branche de lilas fleurie en forçant l'écartement de deux planches goudronnées d'une palissade. Il connaît la lèpre des vieilles masures et sait bien qu'en y regardant de près elle est faite de mille couleurs et que les souillures du Temps ont la beauté du plomb en fusion et l'éclat des gemmes. ”
Source : Gallica

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