Résumé

Jacques Monsabré Sainte Monique et les femmes chrétiennes (1870)

Pauvre enfant! Et Monique n'était plus que la mère d'un vil hérétique et d'un docteur d'iniquité. Pauvre mère!
Ah ! mesdames, épouses et mères chrétiennes, quelle histoire venez-vous d'entendre? N'est-ce pas celle d'un grand nombre d'entre vous ? Combien qui vivaient tranquilles et pures, contentes de l'amour de Dieu dont leur cœur était rempli, peuplant leurs jours d'œuvres saintes et que des parents imprudents ont livrées. Combien qui 'demeurent
dans la compagnie d'un païen, contredites dans leur foi, persécutées dans leur religion, outragées dans leur pudeur, trahies dans leur amour.
Source : Gallica

Jacques Monsabré Sainte Monique et les femmes chrétiennes (1870)

Elle le chassa de son toit et lui défendit de jamais paraître devant elle. Augustin obéit; mais bientôt Monique alla le retrouver. Elle l'aimait tant!
Elle l'aimait, mais comment faire agir sur lui son amour puisque sa parole était méprisée? Ah, Mesdames, écoutez et instruisez-vous.
Une mère ne voit jamais la fin de son amour et de son dévouement, son cœur est rempli, je vous l'ai dit, de forces mystérieuses et divines, et ces forces agissent quand la nature est à bout. Qui
ne peut plus parler peut toujours prier, pleurer, s'immoler, c'est ce que fit la mère d'Augustin.
Source : Gallica

Jacques Monsabré Sainte Monique et les femmes chrétiennes (1870)

Vous allez assister à la dernière victoire de Monique.
Augustin est debout près de la piscine sacrée. Sur un signe d'Ambroise il se précipite dans l'onde salutaire, qui doit le laver de toutes ses souillures, en chantant: « Je crois en Dieu, je crois en Jésus Christ, je crois à l'Esprit-Saint, » et Ambroise prononce sur sa tête humiliée la sainte formule du baptême : « Je te » baptise au nom du Père, et du Fils, » et du Saint-Esprit. »
La prière, les larmes, les sacrifices d'une mère ont enfin triomphé. Augustin est chrétien.
Source : Gallica

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