Résumé

Joachim Milmer Les causes de nos malheurs et les moyens d'y remédier… (1871)

Alors, au lieu de courber la tête, on la relève contre le ciel avec une impiété stupide, on aggrave son mal, on se rend impossibles l'espérance et la résignation qui ennoblissent l'infortune, en tempèrent la rigueur, en abrègent la durée. Rien de navrant comme le blasphème dans le malheur, rien de triste comme d'entendre murmurer au sein d'une nation chrétienne : Qu'ai-je fait à Dieu pour me traiter ainsi ?
Source : Gallica

Joachim Milmer Les causes de nos malheurs et les moyens d'y remédier… (1871)

CAUSES DE NOS MALHEURS
ET LES
MOYENS D'Y REMÉDIER
Le malheur rend injuste parfois : s'il atteint certaines proportions, il exaspère l'homme sans croyances, il réduit au désespoir les populations peu éclairées qui ont perdu les véritables notions de justice et de châtiment, de miséricorde et d'expiation.
Les foules éperdues s'en prennent à la Providence, l'accusent, par ignorance de ses lois, et la mettent en question au moment même où elle se révèle avec le plus d'évidence.
Source : Gallica

Joachim Milmer Les causes de nos malheurs et les moyens d'y remédier… (1871)

Voilà ce que la Providence ne laisse jamais impuni, et si les châtiments se font attendre, ils n'en sont que plus terribles.
Quand le jour de l'expiation arrive, ou la nation coupable s'y soumet et s'amende, alors elle guérit, parce que Dieu a fait les nations guérissables comme les individus, elle refleurit et prospère ; ou bien la nation méconnaît la main paternelle qui la frappe, s'aveugle et s'endurcit irrémédiablement : alors elle dépérit, elle déchoit de son rang, elle est absorbée par une autre ou s'éteint misérablement.
Source : Gallica

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