Charles Bénard, La France dans ses malheurs, par un publiciste lorrain… (1871)
“ Qu'on ne nous parle pas de tant de sang innocemment versé dans la guerre. Si elle n'immolait point de saintes victimes, elle ne serait point satisfactoire, caractère qui lui est essentiel. Si le sang innocent de l'Homme-Dieu sur le Golgotha a été la rançon de l'humanité entière, le sang innocent partiellement versé par la guerre, sur tel ou tel point du globe, est un cri de miséricorde vers le Ciel pour les forfaits d'une nation. Et qu'on le remarque bien, c'est toujours le parti où il tombe le plus grand nombre de saintes victimes qui finit, non immédiatement, mais tôt ou tard par l'emporter. ”
