Résumé

Joseph Guyard Essai sur le communisme, par Jh Guyard… (1848)

« L'amour-propre empêchera probablement la communauté de faire le bonheur du genre humain. » L'amour-propre! l'égoïsme ! Il est, en effet, le vice radical qui corrompt le coeur, et qui est le générateur de tous les autres vices. C'est lui qui est le père de toutes les mauvaises passions, dont le déplorable faisceau forme l'imperfection humaine. Qu'est-ce donc que l'amour-propre?
On ne peut nier qu'il soit naturel et légitime de se préférera tout autre : aussi n'est-il personne au monde qui ne possède ce sentiment, qu'on appelle l'amour de soi.
Source : Gallica

Joseph Guyard Essai sur le communisme, par Jh Guyard… (1848)

Je crois qu'une République ayant pour base la propriété , et faisant la part de l'imperfection humaine, est, au moins pour le présent, le seul gouvernement le plus parfait qui puisse exister. Je crois même qu'elle est pour toujours, en matière de gouvernement, le nec plus ultra de la perfection possible. On peut avoir le dévouement et le désintéressement, l'amour de la patrie et les mâles vertus que demande la République : mais c'est tout. La complète abnégation de soi-même, les vertus surhumaines, la perfection enfin qu'exige la communauté, sont au-dessus de l'homme.
Source : Gallica

Joseph Guyard Essai sur le communisme, par Jh Guyard… (1848)

En vain les partisans de la communauté soutiennent que les vices des hommes sont engendrés par la mauvaise organisation sociale de nos sociétés, c'est-à-dire par la propriété, qui est leur base. Il est évident et sûr, pour tous ceux qui raisonnent sans passion, sans intérêt, sans parti pris, que c'est des vices des hommes que naissent les vices des contrats sociaux : car une cause vicieuse et imparfaite ne peut produire que des effets qui lui sont analogues, identiques en tout. Or, certainement les hommes sont les causes , et les lois humaines sont les effets.
Source : Gallica

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