Frédéric Bastiat

Frédéric Bastiat

Résumé

Portrait de Frédéric Bastiat Frédéric Bastiat Propriété et spoliation (1850)

En fait de droits, celui qu'il faut réclamer, parce qu'il est incontestable, rigoureux, sacré, c'est le droit du travail ; c'est la liberté, c'est la propriété, non celle du sol seulement, mais celle des bras, de l'intelligence, des facultés, de la personnalité, propriété qui est violée si une classe peut interdire aux autres l'échange libre des services au dehors comme au dedans. Tant que cette liberté existe, la propriété foncière n'est pas un privilége; elle n'est, comme toutes les autres, que la propriété d'un travail.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Bastiat Frédéric Bastiat Propriété et spoliation (1850)

Alors elle se met à décomposer la Rente et jette au monde cette théorie :
« La Rente c'est, pour une partie, l'intérêt d'un capital dépensé. Pour une autre partie, c'est le monopole d'agents naturels usurpés et confisqués. »
Bientôt cette économie politique de l'école anglaise passe le détroit. La Logique Socialiste s'en empare et dit aux travailleurs : Prenez garde : dans le prix du pain que vous mangez, il entre trois éléments : il y a le travail du laboureur, vous le devez ; il y a le travail du propriétaire, vous le devez ; il y a le travail de la nature, vous ne le devez pas.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Bastiat Frédéric Bastiat Propriété et spoliation (1850)

Ne ravir que des propriétés, c'était une spoliation transitoire; ravir les hommes avec les choses, c'était organiser la spoliation permanente. De là l'esclavage, qui est la spoliation poussée jusqu'à sa limite idéale, puisqu'elle dépouille le vaincu de toute propriété actuelle et de toute propriété future, de ses oeuvres, de ses bras, de son intelligence, de ses facultés, de ses affections, de sa personnalité tout entière. Il se résume en ceci : exiger d'un homme tous les services que la force peut lui arracher, et ne lui en rendre aucun.
Source : Gallica

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