Résumé

Jules Forest Société française de secours aux blessés et aux victimes de la guerre de juillet 1870 à fin mars 1872… (1872)

De M. Jules FOREST, Secrétaire général
MESDAMES, MESSIEURS,
La guerre a ce malheur : c'est qu'elle enveloppe dans la souffrance et le vainqueur et le vaincu.
Ce fut cette pensée de Mme de Motteville, que M. Léonce de Cazenove, membre du Conseil de la Société Française de Secours à Paris, pénétré des principes humanitaires énoncés dans la Convention de Genève, du 29 octobre 1863, et ratifiée par les puissances le 22 août 1864, mit en pratique cette même année, en fondant dans notre ville un Comité sectionnaire pour les militaires blessés sur terre et sur mer.
Source : Gallica

Jules Forest Société française de secours aux blessés et aux victimes de la guerre de juillet 1870 à fin mars 1872… (1872)

Dans l'administration du bien d'autrui (surtout lorsqu'il s'agit de dons volontaires) , aucune économie n'est à dédaigner; l'esprit domestique de ces dames l'a bien compris : il a mis en pratique cette pensée de Mme Geoffrin : l'économie est mère de la libéralité, en formant des'ballots de tous les résidus du linge 'coupé par la Commission des réparations et des travaux à l'aiguille.
Source : Gallica

Jules Forest Société française de secours aux blessés et aux victimes de la guerre de juillet 1870 à fin mars 1872… (1872)

Tout le monde sait que le désœuvrement, l'ennui, le chagrin, sont les maladies morales de la captivité.
Le cœur ulcéré de la France l'avait bien compris, et sur la demande chaleureuse de M. l'abbé Rambaud, exprimée dans sa
lettre du 11 décembre 1870, adressée à M. Arlès-Dufour et publiée dans le journal la Décentralisation le 31 décembre de la même année, la Commission des dames s'est procuré un très-grand nombre de livres qu'elle a expédiés en Allemagne ; mais la conclusion de l'armistice, en février 1871, et le prochain retour des prisonniers, en ont empêché la distribution.
Source : Gallica

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