Léon Riotor

Léon Riotor

Résumé

Portrait de Léon Riotor Léon Riotor Mariani l'Ange (1901)

Il reconnut avec peine don Zarape et dona Alcarazon, tant leurs traits étaient altérés et leur aspect désolé. Mais Inésille ? Une angoisse terrible l'étreignit. Ce chagrin, ces vêtements de deuil, grand Dieu ! — « Ah ! vous revenez bien tard, Ange le Mariani » soupira la duègne en essuyant ses yeux voilés de larmes, « notre malheureuse Inésille ! » Elle lut tant d'horreur dans le regard du jeune homme qu'elle s'écria : « Non, non, pas ce que vous croyez, mais si mal... Don Zarape, don Zarape... » — « Hein ? » C'est le jeune homme, vous savez, le jeune homme...
Source : Gallica

Portrait de Léon Riotor Léon Riotor Mariani l'Ange (1901)

« Eh bien je te réponds que tu n'y resteras pas longtemps, cria don Gomez d'une voix terrible en agitant sa baguette blanche, sinon ce sera peut-être plus que tu ne le voudrais ! »
— « L'insensé se leurre, avec ses aumônes de peintre et son apothicaire à dix maravédis chaque pleine lune, » dit à son tour don Zarape, « je n'accorderai ma nièce qu'à un homme riche et puissant. C'est pourquoi, quand elle aura dix-huit ans, dans trois ans, Inésille sera votre épouse, mon cher alcade. Ma décision est irrévocable ».
Source : Gallica

Portrait de Léon Riotor Léon Riotor Mariani l'Ange (1901)

Hélas ! le pauvret ne le pouvait guère. Une soif horrible le tenaillait et il chancelait comme un homme ivre. Dans le désir de rafraîchir coûte que coûte son palais en feu, l'ange médecin mâcha inconsciemment une des feuilles de Ayamondo. L'effet qu'il obtint de cet acte irraisonné fut merveilleux. Une salive agréable circula dans sa bouche, la fièvre disparut par enchantement, la force revint. O miracle ! c'était l'ardeur amère et chaude des chères larmes d'Inésille, il en fut extasié. — « Goûtez, Goûtez compadre ! » cria-t-il, alerte et dispos. A ce
moment, Pizarre les faisait appeler.
Source : Gallica

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