Résumé

Marat et son éditeur Constant Hilbey devant la cour d'assises… (1847)

Il faut que les protecteurs légaux de notre société soient des hommes de bien peu de foi pour soutenir que les abus signalés par Marat en 1789 existent encore de nos jours. Eh quoi ! une révolution s'est faite qui a bouleversé le monde. Les ministres corrupteurs, les députés corrompus, les plats valets de la cour, les déprédateurs de la fortune publique, ont été balayés par le souffle de la vengeance populaire ; une génération nouvelle a fondé sur les ruines du passé un édifice nouveau; la France s'est régénérée sous un gouvernement choisi par elle
Source : Gallica

Marat et son éditeur Constant Hilbey devant la cour d'assises… (1847)

LE PRÉSIDENT. On ne comprend pas bien dans quel intérêt un garçon tailleur s'est fait ainsi éditeur d'écrits politiques dont il annonce la publication par des affiches apposées sur les murs de nos rues.
C. HILBEY. Ordinairement les éditeurs éditent dans un but de spéculation ; j'ai agi dans un autre intérêt : j'ai voulu être utile.
L'AVOCAT GÉNÉRAL. Ainsi vous regardez comme particulièrement utile de publier les discours de Marat (1) ?
C. HILBEY. Oui, monsieur.
LE PRÉSIDENT. Je crains que vous n'ayez eu tort de ne pas choisir un défenseur.
Source : Gallica

Marat et son éditeur Constant Hilbey devant la cour d'assises… (1847)

Il faut une passion bien ardente du bien et du juste, un amour bien sincère de la vérité pour faire entreprendre une pareille tâche. Vous n'ignorez pas que vous vous exposez à être honni, calomnié, et à voir vos intentions méconnues. Vous n'ignorez pas que le héros et son panégyriste seront confondus dans une communo réprobation. Vous n'aurez pour vous que les hommes de coeur : c'est vous dire que vous n'aurez pas le plus grand nombre
Source : Gallica

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