Résumé

D' Alphéran Dixième procès de "la Gazette du Midi"… (1831)

Oui, c'est parce que M. Rostand est constitutionnel, parce qu'il s'est montré tel et dévoué à l'état de choses actuel, que nous avons dit aux royalistes qu'il ne pouvait pas être leur candidat.
Si c'est une faute, nous en sommes coupables.
Mais si la loi protège les opinions, si elle en permet la libre manifestation, si elle appelle sur les élections la liberté la plus absolue de suffrages, comment voudrait-on nous punir de n'avoir fait, dans la ligne de nos droits, je dirai plus, dans celle de nos devoirs, que ce que la loi permet?
Source : Gallica

D' Alphéran Dixième procès de "la Gazette du Midi"… (1831)

Cette liberté pleine et entière que nous soutenons appartenir à la presse électorale compte d'illustres défenseurs dans les rangs de nos adversaires : les Benjamin Constant, les Foy, les Manuel, tous ces hommes qui ont acquis leur renommée sous les bannières de l'opposition ont tous soutenu ce principe, importun à la force, secourable à la faiblesse, que le pouvoir repousse et que l'opprimé réclame.
Quand un homme se présente à ses concitoyens revêtu de la blanche robe du candidat, n'est-il pas censé leur dire : examinez ma vie et voyez qui je suis.
Source : Gallica

D' Alphéran Dixième procès de "la Gazette du Midi"… (1831)

Voilà par quelles attaques le parti de M. Rostand cherchait à perdre trois citoyens dans l'estime publique.
Toujours les mêmes diffamations : Berryer appeler la guerre civile ! Ne sont-ce pas des calomnies pareilles que l'on jette sur un homme quand on veut le dévouer à la vengeance des partis ? Et si M. Berryer fût venu à Marseille au milieu de cette exaspération, au milieu de cette déplorable lutte, qui oserait prévoir sans frémir tous les malheurs qui pouvaient arriver?
Source : Gallica

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