Résumé

Justice criminelle. Plainte en diffamation par un député contre un électeur… (1847)

Je ne vous tiens pas ce langage parce que M. Lavocat est dans une haute position : je prendrais de même fait et cause pour un homme qui se trouverait dans la position la plus modeste; mais, plus un citoyen est dans une position élevée, et plus aussi il a à craindre de la diffamation. Sans doute, si M. de Boullenois était acquitté, M. Lavocat pourrait encore se montrer à Paris à la tête de la légion si brillante qu'il commande, serrer la main de ses amis, de ses collègues; mais dans certaines classes de la société il resterait d'un verdict négatif quelque chose de défavorable pour lui.
Source : Gallica

Justice criminelle. Plainte en diffamation par un député contre un électeur… (1847)

Savez-vous comment M. de Boullenois se tire de ce mauvais pas? Cette allocution de M. le chancelier lui est fort amère, car M. de Boullenois est un raffiné qui trouvera de quoi déshonorer M. Lavocat, parce que sa destinée l'a appelé dans cette sinistre affaire. C'est, dit-il, une politesse que M. le président de la Cour des pairs a faite à M. Lavocat!... Vous comprenez la portée du mot. La politesse est une belle chose, mais très calomniée; elle passe généralement pour l'art de dire autre chose que ce qu'on pense, quelquefois même le contraire de ce qu'on pense.
Source : Gallica

Justice criminelle. Plainte en diffamation par un député contre un électeur… (1847)

Vous savez ce que l'agitation de la Vendée avait excité d'irritations en 1831 ; les journaux républicains imprimaient alors qu'il fallait traquer les insurgés à coups de baïonnettes dans les buissons, comme des bêtes fauves. Au plus fort de cette sombre haine des guerres civiles, on vient dire à M. Lavocat qu'un Vendéen est cerné de façon à ne pouvoir s'évader, qu'il va être pris si on ne lui trouve un passeport et un asile.
Source : Gallica

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