Édouard Martin,
Mémoire pour M. de Boullenois,…
(1847)
“ Nos lois sur la presse exigent, à peine de nullité, l'articulation et la qualification de chacun des faits qui sont l'objet de la plainte ou de la poursuite. Elles ne permettent plus d'incriminer un écrit en masse, ou d'en signaler quelques parties d'une manière vague. Et de même que le législateur a défini avec le plus grand soin ce qui constitue ou l'injure, ou l'outrage, ou la diffamation, etc.; de même le poursuivant est tenu de faire connaître avec exactitude quels sont les faits, et quels sont les délits sur lesquels le prévenu est appelé à se défendre. ”
