Résumé

Marie Huber Le Monde fou preferé au monde sage… (1744)

Je dois avoir dit dans les Lettres ou les Revêries que je regardois la Consçience ou la droiture à lui obéir, comme la Clef de la véritable connoissance, comme l'introduction à toute Vérité : Il ne manquoit là, de la droite Raison, que le terme ; la réalité y étoit toute entière.
PHILON.
Vous me rapellez, Eraste, que dans le même endroit il est fait mention de l'équilibre comme un effet de la droiture : Que par cet équilibre le Faux des Idées ou des opinions tombe insensiblement, que par là l'on est mis plus à portée de discerner le Vrai.
Source : Gallica

Marie Huber Le Monde fou preferé au monde sage… (1744)

Si les originaux d'un semblable Portrait avoient le courage de s'y reconnoitre, ils cesseroient bien-tôt de lui ressembler ; mais les efforts qu'ils font pour se le cacher à eux-mêmes, fortifient chez eux une duplicité de coeur, qui les rend presque impénétrables à la Vérité. A mesure qu'ils étouffent intérieurement ce qu'elle leur fait sentir dans leur Consçience, il leur est plus aisé de repousser les traits qui pourroient
leur venir du dehors, c'est-à-dire le témoignage que des Personnes chez qui la même Vérité a lieu, pourroient lui rendre.
Source : Gallica

Marie Huber Le Monde fou preferé au monde sage… (1744)

Les pures ténèbres sont bien moins opposées à la Lumière, que le faux ne l'est à la Verité. Si les ténèbres ne font voir aucun objet, elles ne les déguisent point, au lieu que le faux est une lueur trompeuse qui déguise tout ce qu'elle montre.
Les pures ténébres ne s'opposent point à la lumière, elles lui sont place dès quelle paroit. Le faux s'opose à la vérité, comme la lumière d'une chandelle produit un faux jour en plein midi. Cette similitude en dit trop peu, pour catactériser le faux, & il faudroit se rapeller ici que toute comparaison cloche.
Source : Gallica

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