Martinus Hoyer

Résumé

Martinus Hoyer Démocratie et socialisme (1879)

Le règne de la liberté n'est donc pas seulement le règne de la justice : c'est le règne de la vérité, de la franchise, du bon sens, de l'utile ; c'est le règne du bien, qui constitue l'ordre naturel. L'injustice, qui est le mal de l'ordre moral, n'y est qu'accident et aberration, tant que l'annulation de la liberté ne le rend pas général et artificiel. La liberté, en somme, est pour l'organisme social ce qu'est le sang pour l'organisme animal ; tout obstacle mis à la circulation de l'un ou de l'autre produit l'infirmité.
Source : Gallica

Martinus Hoyer Démocratie et socialisme (1879)

Et quand les révolutionnaires ont fait l'anarchie après s'être insurgés contre la tyrannie du pouvoir, au nom et pour l'amour de la liberté, ils sont sortis de la sphère de la liberté. Ils ont abusé à leur tour du pouvoir qu'ils se sont arrogés, ou qu'ils ont usurpé. Le despotisme de quelques-uns a provoqué le despotisme de la multitude.
C'est le mal dans son développement logique, franchissant les bornes du possible. C'est l'oligarchie, dans ses conséquences inévitables, se transformant en démagogie. C'est le socialisme pratique engendrant, naturellement, le communisme.
Source : Gallica

Martinus Hoyer Démocratie et socialisme (1879)

Or, la vraie démocratie, c'est l'extirpation infaillible de la misère. Et comme nous l'avons vu, les deux puissauts champions de la démocratie se résument en la PROBITÉ.
La probité, c'est la grande force, la vraie force de l'ordre moral. C'est la pierre de touche des caractères nobles. C'est ce qui fait vibrer la corde la plus sensible du coeur de l'homme, car c'est ce qui lui assure le respect et la considération de ses semblables. La probité est la garantie morale et universelle de tout le bien accessible à l'humanité, comme l'improbité est la source de tous les maux qui l'affligent.
Source : Gallica

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