Résumé

Oscar Criste L'Assassinat des ministres français à Rastatt… (1903)

A notre surprise et à notre épouvante, lorsque notre escadron rentra au régiment, on nous enleva, par ordre supérieur, nos armes et nos chevaux; on nous emmena sous escorte à Villingen, on nous arrêta et on nous attribua la solde et la ration des prisonniers. Il était désormais évident pour nous qu'on nous considérait comme les meurtriers des ministres, qu'un triste sort nous attendait, puisqu'on avait mis à l'ordre de l'armée, et bien entendu du régiment, que tout homme convaincu de vol ou d'assassinat serait fusillé dans les vingt-quatre heures.
Source : Gallica

Oscar Criste L'Assassinat des ministres français à Rastatt… (1903)

Pour s'en convaincre, il suffit d'entendre le lieulenant-colonel von Amon raconter comment le vieux hussard, le vétéran accusé d'assassinat et incarcéré de ce chef pendant plusieurs mois, levait les mains, s'écriait et affirmait : « Nous étions innocents ! » Doute alors qui le voudra, qui le pourra, de l'exactitude de ce récit. Quant à nous, nous croyons fermement à la sincérité, à la
véracité du vieux Szekler.
Source : Gallica

Oscar Criste L'Assassinat des ministres français à Rastatt… (1903)

Mais, de même que l'on a contesté l'authenticité, la valeur réelle du « protocole de Villingen », de même aussi on se refusera peut-être à ajouter foi au récit du hussard.
Ceux qui doutent de l'exactitude du « protocole de Villingen » pensent évidemment, les uns que les hussards ont nié leur participation au crime dans la crainte d'être punis, d'autres que leurs
faux témoignages leur ont été dictés et imposés par leurs supérieurs.
Source : Gallica

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