Résumé

Joseph Souchon Rastatt, l'assassinat des ministres français le 28 avril 1799… (1907)

Les hussards de Szekler étaient,en guerre avec la France, ils venaient d'occuper Rastatt et d'en expulser les ministres ; leurs patrouilles battaient la rive droite du Rhin ; il est donc naturel qu'on les ait soupçonnes. Il est aussi naturel qu'ensuite on remarque un indice suspect, dont on n'avait pas prévu l'importance, qu'on transforme et qu'on dénature des paroles insignifiantes, auxquelles on donne le sens qu'on désire y trouver, et qu'on arrive à découvrir un lien factice entre les actions les plus simples.
Source : Gallica

Joseph Souchon Rastatt, l'assassinat des ministres français le 28 avril 1799… (1907)

Les Français ont assuré que les meurtriers parlaient français et allemand : or aucun hussard ne pouvait dire un mot de français. De tous les officiers du régiment de Szekler, un seul, le lieutenant auditeur Ruziczka, qui était absent, comprenait cette langue ; un autre, le lieutenant Fontana, qui était aussi loin de là, en connaissait quelques expressions. Tous les officiers comprenaient naturellement l'allemand, ainsi qu'un sousofficier, mais pourquoi ce sous-officier aurait-il donné un ordre à ses hommes dans une langue inintelligible
pour eux ?
Source : Gallica

Joseph Souchon Rastatt, l'assassinat des ministres français le 28 avril 1799… (1907)

En outre, il ressort de l'affirmation de Debry, relative à la langue employée par les meurtriers, que Debry tenait avant tout à prouver qu'ils parlaient mai le français, donc que ce n'était pas des Français. En songeant à la manière dont ses collègues ont été massacrés, il faut reconnaître que Debry a du la vie à un véritable miracle, et c'est en vain qu'il a allégué que l'épaisseur de ses vêtements avait amorti les coups : Bonnier et Roberjot étaient certainement aussi couverts que lui, vu la saison.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature