Résumé

Quelques vérités sur la question américaine… (1835)

Nous sommes fâchés de dire que les conclusions de la minorité sont à la fois vagues, exorbitantes et injustes; injustes surtout, puisqu'elles admettent intégralement les réclamations des Américains et qu'elles retranchent les 4/7 de la dette reconnue. Il est curieux de voir comment la minorité de la commission est arrivée à ce résultat : c'est en consultant Grotius et Puffendorf. M. Lafayette, qui a proclamé que l'insurrection est le plus saint des devoirs, consultant Grotius pour prouver que nous devons 70 millions aux Etats-Unis, sera sans doute pour le monde un singulier spectacle.
Source : Gallica

Quelques vérités sur la question américaine… (1835)

Qu'a fait le gouvernement de juillet? Éclairé par ces longues discussions, il a nommé une commission, dont la majorité, admettant les quatre catégories de l'empire, a porté l'indemnité à offrir aux Américains à une somme de 12 millions. Le traité de cession des Florides ayant annulé la quatrième catégorie, le gouvernement semblait devoir réduire d'autant l'indemnité, et la fixer à 6,641,870 fr., total des trois catégories restantes. Loin de là, le traité du 4 juillet 1831 porte l'indemnité à 25 millions! !...
Source : Gallica

Quelques vérités sur la question américaine… (1835)

C'est à cette époque que Napoléon, par les décrets de Milan et de Berlin, des 20 novembre et 17 décembre 1807, déclara que les neutres qui se soumettraient au droit de visite seraient considérés comme dénationalisés.
Cette mesure était sévère, mais elle était motivée par la condescendance des Américains pour les exigences du gouvernement britannique.
Les Etats-Unis avaient alors le monopole du commerce du monde; eux seuls eurent à souffrir des conséquences des décrets impériaux; mais quelque fréquentes que fussent leurs pertes, elles étaient encore compensées par d'immenses bénéfices.
Source : Gallica

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