Sarah O. Jewett, traduction Th. Bentzon

Résumé

Sarah O. Jewett, traduction Th. Bentzon Perdu

Nelly laissa miss Dane dans le salon obscur où elle écrivait une lettre et courut rejoindre Mélisse au soleil, derrière les groseilliers. Son énorme capeline de guingan l’avertit de l’endroit où elle était à genoux, une corbeille devant elle, se parlant à elle-même, dans un vague courroux contre la vie et les ennuis qu’elle apporte.
— Ce que votre cousine veut, elle le veut bien et elle le veut tout de suite, dit-elle à Nelly, qui procédait à dépouiller l’autre côté du groseillier ; autant essayer de faire changer de place à la lune que de lui faire, à elle, changer d’avis !
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Sarah O. Jewett, traduction Th. Bentzon Perdu

Fille d’un ingénieur civil, chargé de la construction de chemins de fer dans le Far-West, elle avait fait de grands voyages avant que l’idée lui prît de renouer avec la vieille cousine, qu’elle n’avait pas vue depuis son enfance. Lorsqu’elle parla de ce projet comme d’une escapade, son père se mit à rire en l’avertissant de l’austérité qui régnait dans cet intérieur, où l’on ne s’amusait guère ; mais l’intrépide ne se laissa point décourager, et, en somme, le temps qu’il lui fut donné de passer à Longfield fut un temps heureux, heureux — surtout pour miss Horatia.
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Sarah O. Jewett, traduction Th. Bentzon Perdu

Cela n’empêche pas que je me sois aussi quelquefois sentie seule, et je parie que miss Ratia s’en est bien aperçue !
Nelly s’attendrit sincèrement sur l’humble histoire de Mélisse ; elle n’aurait pas cru ce vieux cœur susceptible de loger tant d’affection. Les gens s’étonneront toujours qu’une châtaigne ne soit pas épineuse au dedans comme elle l’est au dehors. Quand la digne servante fut retournée dans sa cuisine, elle rentra, elle aussi, mais pour prendre son chapeau et descendre la longue rue bordée d’ormes chenus, à la recherche des citrons oubliés.
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