Sénèque le Jeune,
De la vie heureuse
“ XI. Quand je dis moi, je veux parler du sage à qui seul vous accordez le plaisir. Mais je n’appelle point sage l’esclave de quoi que ce soit, et moins que tous, l’esclave de la volupté. Comment, une fois dominé par elle, résistera-t-il à la fatigue, aux périls, à l’indigence, à tant de menaces qui grondent autour de la vie humaine ? Comment soutiendra-t-il l’aspect de la mort, l’aspect de la douleur, le fracas d’un ciel en courroux, et une foule d’attaques acharnées, lui qu’un si mol adversaire a vaincu ? Tout ce que lui aura conseillé la volupté, il le fera. ”
