Résumé

Théophile Ducrocq De la Nationalité au point de vue du dénombrement de la population dans chaque pays et de la loi française sur la nationalité du 26 juin 1889… (1890)

Le premier devoir d'un grand service public comme celui de la Statistique est de s'y soumettre. Il n'est même pas facile de comprendre comment il pourrait faire autrement. Gomment, par exemple, le service de la Statistique du Royaume-Uni pourrait-il appliquer, à la détermination des nationaux britanniques, la loi française ou belge et réciproquement? Il en est de même de chaque État. L'application exclusive de sa propre législation sur la nationalité au dénombrement de ses nationaux est une conséquence directe et nécessaire de sa souveraineté.
Source : Gallica

Théophile Ducrocq De la Nationalité au point de vue du dénombrement de la population dans chaque pays et de la loi française sur la nationalité du 26 juin 1889… (1890)

Les statisticiens n'ont ni qualité ni compétence, en tant que statisticiens, pour le dire. Il ne leur appartient pas de résoudre de telles questions. Comment donc pourraient-ils, sans usurpation, y avoir égard, dans un sens ou dans l'autre, s'ériger en juges entre des législations différentes, lorsqu'ils procèdent au dénombrement de la population de leur pays? Ils ne connaissent et n'appliquent que leur loi nationale.
Il est, en effet, peu de parties des législations positives, qui présentent plus de diversité et qui aient plus souvent varié que celles relatives à la nationalité.
Source : Gallica

Théophile Ducrocq De la Nationalité au point de vue du dénombrement de la population dans chaque pays et de la loi française sur la nationalité du 26 juin 1889… (1890)

Le système dominant attache la nationalité à la filiation, sans tenir compte du lieu de la naissance. Il vient des lois romaines. Notre Code civil, dans sa rédaction primitive, l'a consacré. C'est le jus sanguinis. Nous l'avons transmis à la Belgique et la plupart des législations européennes s'en sont inspirées.
L'Angleterre suit un système contraire. Tout enfant né en Angleterre, même de parents étrangers, est Anglais. C'est le jus soli. Il formait aussi à ce point de vue le droit de notre ancienne France, avant 1789.
Source : Gallica

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