Résumé

Xavier Veyrat L'art et le métier : comédie en un acte et en vers (1843)

ÉLISE, à Jacobus.
A monsieur d'Alibray, dites qu'il se dépêche.
JACOBUS.
Il a fini.
ÉLISE.
Sauvés!
DUMÉNIL.
Non, Monsieur, plus revêche, Retient le manuscrit, qu'il veut s'approprier, Si je ne consens pas à te sacrifier.
JACOBUS, finement.
A mon frère.
ÉLISE.
Est-il vrai?.. Loin d'être généreuse, Mon père, en vous sauvant, je serai bien heureuse.
JACOBÇS.
Je ne lui fais pas dire.
DUMÉNIL.
Hé quoi ! c'est là Ion vœu!
Épouser un génie ! ah ! comme tu tiens peu De ma pauvre défunte !
ÉLISE.
Oh ! mon bon petit père, Laisse-moi te tirer d'une mauvaise affaire, DUMÉNIL, à part.
Source : Gallica

Xavier Veyrat L'art et le métier : comédie en un acte et en vers (1843)

D'ALIBRAY.
Si le plus vif regret peut absoudre un coupable.
MADAME DE SAINT-PHAL, avec malice.
De quoi donc? la franchise est toujours estimable, Et je m'applaudis fort qu'un hasard m'ait appris Quelle est votre pensée à fond sur des écrits.
Que vous n'avez pas lus.
D'ALIBRAY, à part.
Peste ! la jeune veuve A de l'esprit. en prose.
MADAME DE SAINT-PHAL, à part.
Oh! je n'en doute plus : Les vers de d'Alibray sont faits par Jacobus.
(Haut, le reste de la scène, à Jacobus sans faire attention à d'Alibray.) Demain, Monsieur, je donne une grande soirée.
Source : Gallica

Xavier Veyrat L'art et le métier : comédie en un acte et en vers (1843)

Je serais bien ingrat si je ne nommais pas d'abord M.Provost, qui, dans le rôle du vieil éditeur, s'est montré, comme toujours, parfait de naturel et de vérité : je n'oublierai ni M. Brindeau, qui a prêté à Jacobus tant de verve et d'entrain, ni la spirituelle finesse de mademoiselle Brohan, digne émule de sa mère, ni la gracieuse ingénuité de mademoiselle Denain, ni le mérite incontestable de M. Mirecourt: il est difficile de ne pas réussir lorsqu'on est si habilement secondé.
Source : Gallica

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