Résumé

Émile Masqueray Note concernant les Aoulad-Daoud du Mont Aurès… (1879)

L’Aourâs, considéré d’ensemble, est une région trop pauvre pour admettre la vie absolument sédentaire : brûlé sur une de ses faces par le soleil et le vent du Sud-Ouest, stérilisé lentement depuis la destruction des travaux des Romains, il exige de la part de ceux qui l’habitent l’exploitation du bétail, outre la culture de la terre. Les Aoulâd-Daoud ne sauraient se contenter des maigres jardins qui leur donnent des abricots, des raisins et des pastèques au pied de leurs villages
Source : Gutenberg

Émile Masqueray Note concernant les Aoulad-Daoud du Mont Aurès… (1879)

Quand on vous dira la vérité, et pour cela il faudra quelque courage, on vous rappellera d’abord la confusion effroyable de la société africaine au lendemain de notre conquête, et notre ignorance complète non-seulement de la configuration du sol, des populations, des langues, mais même de la religion mahométane encore si mal connue, alors qu’il fallait imposer rapidement une pacification générale, base solide de l’édifice actuel, avec des ressources si faibles, qu’une prodigieuse activité peut seule expliquer les résultats obtenus.
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Émile Masqueray Note concernant les Aoulad-Daoud du Mont Aurès… (1879)

Il s’en suit que leur vie se compose de déplacements successifs [22] et parfaitement réguliers, que ces gens, qu’un voyageur superficiel croirait sédentaires, sont des demi-nomades, que la possession d’un troupeau est chez eux le signe de la richesse, que la tente, bien qu’ils aient des maisons, est leur demeure ordinaire, et que, pendant les quatre cinquièmes de l’année, leurs gros villages sont presque abandonnés : il n’y reste que les derniers des misérables.
La destination propre d’un village des Aoulâd-Daoud est donc l’emmagasinement
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