Résumé

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin Unité de rente et unité d'intérêt… (1852)

Est-ce que le 3 0/0 est plus solide que le
4 1/2 0/0 ? Est-ce que l'un et l'autre de ces deux fonds ne reposent pas tous les deux sur la même et unique garantie : — le recouvrement de l'impôt? Y a-t-il une raison pour que le 3 0/0 coûte plus cher que le 4 1/2 0/0?— Il n'y en a aucune ; car, si le 3 0/0 est encore à 15 fr. au-dessous du pair, ce qui éloigne le risque de remboursement et de réduction d'intérêt, le 4 1/2 0/0 est garanti contre ce risque, pendant dix années, par le décret du 14 mars 1852.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin Unité de rente et unité d'intérêt… (1852)

Que leur importe le capital nominal! Le capital nominal n'est rien.
L'intérêt stipulé est tout.
Le capital nominal d'une dette n'impose à un État aucune chargé, lorsque cette dette, consolidée en rente , ne l'assujétit à aucune obligation fixe de remboursement exigible. Il n'y a de charge réelle pour un État que le service régulier de la rente stipulée.
Donc, le remboursement n'étant jamais qu'une fiction, il n'y a point lieu de s'arrêter devant le chiffre plus ou moins élevé du capital à rembourser. Que ce chiffre soit de 5,732,711,752 fr.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin Unité de rente et unité d'intérêt… (1852)

La rente 3 0/0 est parvenue au cours de 86 ; le taux de l'intérêt tend partout à diminuer; il n'est plus qu'à 3 0/0 à la Banque, en attendant que la force des choses le fasse réduire à 2 1/2 0/0, ce qui fait croire que la rente est loin d'être arrivée à son cours normal. Le temps n'est pas éloigné sans doute où le cours de 90 sera considéré comme un prix de baisse, et il n'est nullement déraisonnable d'espérer le voir atteindre au pair et se niveler avec les consolidés anglais.
Source : Gallica

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