A. de Falloux

Élements biographiques

A. de Falloux Revue des Deux Mondes

Ce que je redoute le plus pour mes amis comme pour moi, c’est l’apparence d’un manque de sincérité. L’erreur conserve de la dignité quand elle est sincère ; la vérité même n’a plus de prix sur des lèvres qui s’en font un jeu.
Ce court travail aurait pu être entrepris uniquement par point d’honneur, et cela eût suffi pour le justifier ; mais une considération politique s’y mêle aussi, et je l’avoue. S’il est vrai que la république vive surtout par le dévouement désintéressé de ceux qui l’ont toujours jugée inapplicable et funeste à la France, n’est-il pas temps d’étudier à fond ce problème ?
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A. de Falloux Revue des Deux Mondes

Il ne doutait pas, et qui en doutait ce soir-là dans Paris ? que le gouvernement suprême de la France, sous une dénomination ou sous une autre, ne fût dévolu à M. de Lamartine. Il était impatient, comme un sujet de l’ancien régime, non d’être constitué, mais d’être gouverné, et c’était la disposition d’esprit des hommes influens d’alors : le gouvernement ! le pouvoir exécutif ! un homme tout prêt pour le pouvoir, le pouvoir modelé sur les aptitudes et les dispositions de cet homme, voilà tout le souci des législateurs principaux.
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A. de Falloux Revue des Deux Mondes

Je ferai seulement observer aux hommes qui prétendent trouver un titre de gloire dans l’épouvante inspirée par leur apparition soudaine au faîte de la société, qu’ils se calomnient certainement eux-mêmes autant qu’ils insultent la nation. Quel droit avaient-ils donc pour frapper et pour punir ? Il n’y a pas eu, depuis le 24 février, une seule manifestation du suffrage universel qui n’ait réduit à néant toutes les velléités des terroristes, et, avant l’assemblée, la garde nationale suffisait à expulser de nos grandes villes tout commissaire suspect d’intentions violentes.
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