Ariste Potton Notes historiques sur le séjour de Jean-Jacques Rousseau à Bourgoin… (1844)

Rousseau à Montquin, éloigné de tout secours, de toute société, cloîtré dans une chambre disposée pour la belle saison et où il était impossible de se préserver du froid, où, suivant ses propres paroles, il gelait auprès d'un grand feu en se rôtissant, songea par force à chercher une autre demeure. « Je ne veux pas m'éloigner de ce pays, marque-t-il à M. Moulton, en janvier 1770, sans vous en donner avis : la campagne ici n'est plus tenable, il y fait presqu'aussi froid que dans ma chambre; l'onglée, quand je veux écrire, me fait tomber la plume des doigts. »
Source : Gallica

Ariste Potton Le Docteur Prunelle, sa vie et ses travaux… (1855)

On peut ne pas adopter ses principes, mais il est impossible de ne pas reconnaître la justesse des conséquences qui en sont déduites : c'est en même temps une profession de foi et une apologie. Suivant le précepte d'Hippocrate, la médecine est ici transportée dans la philosophie, et la philosophie dans la médecine. Repoussant ces théories étroites qui n'ont souvent d'autre effet que de jeter le doute ou de conduire à des interprétations erronées, Prunelle proclame et démontre la nécessité d'une doctrine qui tienne compte des divers éléments qui concourent au mouvement vital.
Source : Gallica

Ariste Potton Le Docteur Prunelle, sa vie et ses travaux… (1855)

Creusant un sillon unique, Prunelle, sans aucun doute, aurait pu devenir un chimiste plus profond, ou bien un médecin plus fameux par ses écrits, il aurait pu attacher son nom à des oeuvres littéraires plus considérables ; mais, en songeant, en travaillant à sa gloire future, il aurait perdu une partie des titres qui le distinguent, qui lui ont attiré la considération de la plupart des savants de notre époque, et l'ont élevé dans l'estime publique.
Source : Gallica

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